| Où
est l’esprit de Noël ?
SELON les uns, Copenhague
est un échec tandis que les autres trouvent que le traité
est plutôt positif. C’est affaire de goût mais aussi
selon que l’on se trouve d’un côté ou de l’autre
de la balance. Sur un des plateaux, ont trouve les pays producteurs
de pétrole, membres de l’OPEP, Arabie Saoudite en tête
qui dès le deuxième jour a saboté le rendez-vous
de la Terre, et les pays émergents dont la Chine, l’Inde
et le Brésil qui avaient eux aussi intérêt
que les négociations capotent. Sur l’autre plateau, on
trouvait l’Europe dont notre beau pays de France, qui se sont
avancés au maximum de leurs possibilités… à
conditions que les premiers suivent. Et comme il s’agissait
d’une partie de poker menteur, ils n’ont pas voulu miser «
pour voir ».
Copenhague qui se voulait
maître de cérémonies a vu sa présidente
démissionner, ne voulant pas entériner par sa
présence ce qui se tramait et qui au bout du compte annonçait
un échec dès lors prévisible de ce sommet.
Malgré tout, elle a réussi le tour de force de
faire accepter la continuation du Protocole de Kyoto qui était
arrivé à son terme. Belle affaire quand on sait
quelles magouilles le système des quotas a permis. Mais
c’était mieux que rien ! Malgré tout, force est
de constater que personne, en l’état, n’a les moyens
de contrôler les engagements pris ni de faire rentrer
dans le rang les pays « déviants ».
Et les pays du Tiers Monde,
qui étaient venus avec leurs exigences, de repartir gros
jean comme devant. Ils n’ont plus qu’à s’en remettre
aux aides des « généreux donateurs ».
Tant pis pour leurs corrompus, leurs avides et leurs cupides
qui avaient déjà ouvertes toutes grandes leurs
poches. Mais aussi tant pis pour ces 3,5 milliards de pauvres
hères qui n’ont qu’un misérable linge sur le dos
pour s’abriter et pour certain de se confectionner des pâtés
de terre agrémentés d’un peu d’huile pour manger.
Alors, en ce soir de Noël,
lorsque nous serons devant notre table richement garnie des
mets les plus fins, ayons une petite pensée pour tous
ceux qui n’auront peut-être même pas un quignon
de pain. Souvenons-nous que la tranche de saumon que nous allons
déguster a coûté très cher en nourriture
pour l’élever ; que le cuissot de chevreuil a coûté
beaucoup de CO2, ce même CO2 que nous combattons. Les
huîtres ont fait parfois un millier de kilomètres
jusqu’à notre assiette, donc des émissions de
CO2. Pensons aussi à tout ce que nous n’aurons pas mangé
et que nous jetterons demain.
Bien au chaud dans nos
demeures, ayons une petite pensée pour ces 300 familles
françaises qui n’ont pas de logement. Pensons… pensons
!
Et si vous descendiez au
coin de votre rue où se trouve un SDF et que vous lui
donniez une part de bûche de Noël ; lui parler, lui
faire voir que vous n’êtes pas indifférents à
son sort ; lui donner un peu d’amitié… C’est Noël
n’est-ce pas ?
Et c’est bien dommage que
les représentants des 192 pays qui ont participé
au Sommet de Copenhague n’y soient pas venus avec l’esprit de
Noël.
Notre belle planète
bleue s’en serait mieux portée !
Bon Noël à
tous et joyeuses fêtes de Nouvel An.
La rédaction
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